Il existe de nombreuses étapes pour maîtriser une langue : savoir se présenter, connaître le vocabulaire de base, mémoriser les règles de grammaire et de conjugaison afin de pouvoir former ses premières phrases… Vient ensuite le moment de créer des discours faits de morceaux de phrases interconnectés afin d’accéder à des conversations plus enrichissantes. Pour ceci, se pencher sur l’utilisation des connecteurs logiques est indispensable.

Que sont les connecteurs logiques ?

Les connecteurs logiques peuvent être vus comme la grille que l’on pose contre un mur lorsque l’on souhaite faire monter une plante grimpante : votre discours va s’y accrocher pour donner un ensemble cohérent et vous permettre d’atteindre un niveau d’expression bien supérieur en marquant les rapports de temps, de cause, de conséquence et toutes les autres interactions entre les éléments dont vous parlez. Si la tâche vous semble lourde, pas de panique ! L’utilisation de ces éléments deviendra une habitude avec un peu d’entraînement et de pratique en situation réelle. Cliquez ici pour en voir une liste fournie ainsi que de nombreux exemples.

Quels sont les connecteurs logiques anglais les plus utiles ?

Il existe de nombreux mots de liaison anglais, que l’on pourrait diviser par familles en fonction de leur rôle.
Tout d’abord, les connecteurs servant à structurer les différentes parties de votre discours, par exemple lorsque vous construisez une argumentation et cherchez à diviser clairement votre discours tout en y ajoutant les charnières nécessaires à son bon fonctionnement. Au tout début viendra donc « first », qui signifie  » en premier « , que l’on peut remplacer par « to begin with » (pour commencer) ou encore « first and foremost », qui insiste légèrement plus (avant toute chose) et permet d’ajouter une clarification à ce que l’on s’apprête à exposer. Ensuite, on peut articuler son discours très simplement à l’aide de « secondly » et « thirdly », ou en choisissant « next » ou « then » (ensuite) pour éviter la redondance. On terminera avec un « finally » (enfin) ou un « to conclude » (en conclusion) afin d’annoncer la fin de son argumentation : let’s wrap this up! (venons-en à la conclusion).
Pour créer un rapport entre deux évènements, vous aurez besoin de pouvoir exprimer les causes ainsi que les conséquences. Pour ceci, « because » (parce que) et « because of » (à cause de) vous seront très utiles, mais pensez à varier à l’aide de « since » (puisque) ou encore « therefore » (c’est pourquoi). Pour ce qui est des conséquences, « as a consequence » ou « as a result (of) » (en conséquence (de) ) sont des tournures appréciées et assez simples à prendre en main.
Ensuite, il vous faudra créer des additions ainsi que des oppositions : « furthermore » (de plus) ou « moreover », en version plus facile à prononcer, structurent votre discours et peuvent vous offrir quelques précieuses secondes pour penser à la suite de votre argumentaire, tout en remplaçant avantageusement « also ». Pour opposer deux faits, « whereas » (tandis que) ou « despite » (malgré) vous seront utiles.
Pour finir, « if » (si), « unless » (à moins que), « such (as) » (tel (que) ), « as long as » (tant que) ou encore « on the one hand/on the other hand » (d’une part/d’autre part) sont des outils simples, mais efficaces en toutes circonstances !
Dans chacune de ces catégories, il existe bien d’autres possibilités, mais celles-ci sont un bon point de départ pour apprendre à manier les connecteurs logiques sans crouler sous le vocabulaire.

Comment approfondir sa maîtrise de ces éléments ?

Commencer par une poignée de connecteurs de chaque  » type  » est une bonne idée pour ne pas se mélanger les pinceaux. En effet, tous ne s’utilisent pas exactement de la même manière et avec les mêmes particules, et certaines nuances subtiles peuvent parfois vous mettre des bâtons dans les roues si vous tentez de tout apprendre d’un coup. Le mieux étant de choisir lesquels vous intéressent le plus, en prenant en compte l’utilisation que vous souhaitez en faire : les mots les plus sophistiqués n’ont pas forcément leur place dans le chat de votre jeu en ligne préféré, tandis que les connecteurs les plus simples et passe-partout doivent être diversifiés dans un environnement d’apprentissage, sans essayer d’en faire trop ou risque de perdre le contrôle de phrases trop longues ou trop complexes. Gardez toujours en tête le niveau de langage attendu lorsque vous choisissez quel vocabulaire rechercher en premier, afin de rendre votre discours le plus naturel possible.
Lorsque vous croisez un de ces connecteurs dans un média ou dans les conversations autour de vous, essayez de vous pencher sur les mots autour : comment la phrase s’articule-t-elle ? Quelles particules sont utilisées ? Quel est l’effet voulu ? Pourquoi ce connecteur précis a-t-il été choisi à défaut d’un autre ? En voyant les mots en utilisation dans la vie réelle, vous pourrez comprendre bien plus efficacement qu’avec de la simple théorie.

Quelques exercices pratiques

Rien ne vaut la pratique, au sein d’un cours d’anglais ou non, pour apprendre à utiliser ces techniques. Parmi les meilleurs exercices, on trouve les textes à trous. Grâce à cette méthode, vous pourrez voir quels mots de liaison anglais sont interchangeables ou non, et dans quelle structure de phrase ces connecteurs s’intègrent. Dans la même veine, trouver quelle fin de phrase convient à quel début permet de comprendre les relations entre les propositions et de faire en sorte que l’utilisation des connecteurs devienne un réflexe.
« Although the mother had said no, the boys still left. ». « The mother told the boys not to leave, however, they decided to go against her. » Ces deux phrases indiquent la même chose, en substance : la mère des garçons leur intime de ne pas faire quelque chose, et ils le font tout de même, mais les propositions se trouvant de chaque côté de la virgule ne sont pas interchangeables sans ajouter ou retirer de mots pour faire des phrases cohérentes !

Les erreurs à ne pas faire

Il existe quelques écueils qu’il convient d’éviter, notamment au niveau des faux amis (des mots qui se ressemblent dans deux langues, mais ont des significations différentes, voire opposées) et des mots ayant plusieurs utilisations : par exemple, « yet » peut être utilisé de plusieurs manières. On distingue en effet le « yet » indiquant le temps (« I have not done the dishes yet », je n’ai pas encore fait la vaisselle, « Is he there yet? », est-il enfin là ?, « Has it been done yet?», (est-ce que ça a déjà été fait ?) du « yet » qui signifie « pourtant », comme dans « Yet, there he was. », pourtant, il était là, ou encore de celui qui signifie « encore », par exemple dans « Yet again, he’s done it.», encore une fois, il l’a fait.
De la même manière, « since » possède plusieurs utilisations : « Since the beginning of times » (depuis la nuit des temps), « I’ll do it since that’s what you want », je le ferai puisque c’est ce que tu veux.
Attention également à « actually », qui ne veut pas dire  » actuellement  » mais  » effectivement  » !
Et vous voilà prêt.e à plonger dans le grand bain !